Contenus
Productivité Innovation

Pelican: relever le défi de l’automatisation

Études de cas - 2022/05/27
Productivité Innovation
Selon Élaine Desjardins, Directrice processus manufacturier et projets chez Pelican, «la productivité, ce n’est pas uniquement produire plus pour vendre plus», à tout le moins lors des premières étapes d’un plan d’automatisation d’envergure. Chez Pelican, le premier projet d’automatisation a pour objectif d’accroitre l’efficacité opérationnelle et le bien-être des employés.

Gains de l’automatisation sur la productivité de Pelican

  • Augmentation de la production d’ici 3 ans avec le même nombre d’employés
  • Augmentation de l’efficacité opérationnelle et du chiffre d’affaires d’ici 4 ans
  • Amélioration de la santé, de la sécurité et du bien-être des employés







Dans le plan stratégique de Pelican, fabricant de kayaks et autres équipements de sport nautique, il y a de l’ambition : doubler le chiffre d’affaires et devenir une entreprise manufacturière de classe mondiale. Mais comme le dit l’adage, Rome ne s’est pas faite en un jour. Élaine Desjardins, directrice, Processus manufacturier et projets de Pélican, l’a bien compris.

Un diagnostic sur le plancher de l’usine

Automatiser une usine est un projet d’envergure. « On s’est fait accompagner par Investissement Québec-CRIQ pour lister les opportunités. On est allés dans l’usine avec une équipe d’experts industriels et on a scruté chaque occasion d’amélioration. Chaîne de production, génie industriel, méthodologie… tout y est passé », explique Élaine Desjardins.

À la suite de cet exercice, 59 opportunités ont été identifiées. « Impossible de réaliser tout ça de front, on a donc priorisé les projets », explique-t-elle.

Gains maximisés en priorisant

« On vise l’augmentation de l’efficacité opérationnelle, indique Élaine Desjardins. Il faut donc maximiser le potentiel de nos équipements, de nos employés, diminuer les temps d’arrêt, etc. La productivité, ce n’est pas uniquement produire plus pour vendre plus. C’est d’abord être plus efficace pour produire le même volume. »

En contexte de pénurie de main-d’œuvre, le projet d’automatisation qui permettait cette efficacité en sollicitant moins de ressources a été priorisé. D’ici la fin de 2022, une cellule robotisée d’usinage prendra donc en charge le perçage et les découpes simples à effectuer sur la partie supérieure des kayaks en production. « Sur la chaîne d’assemblage, il y a actuellement six personnes à temps plein qui font ces perçages et ces découpes à la main », mentionne Élaine Desjardins, ajoutant qu’il s’agit de tâches physiques avec une cadence élevée.

Productivité Innovation


La nouvelle cellule robotisée d’usinage implantée chez Pelican d’ici la fin de 2022 prendra en charge le perçage et les découpes simples à effectuer sur la partie supérieure des kayaks, tâches actuellement effectuées à la main. Ces employés seront affectés à des tâches à plus haute valeur ajoutée pour l’entreprise, palliant ainsi la pénurie de main-d’œuvre.

Mieux-être des employés

Ces employés se verront confier des responsabilités à plus haute valeur ajoutée pour l’entreprise. « C’est un gain majeur en matière de main-d’œuvre », souligne celle pour qui l’automatisation est aussi un gage de mieux-être des employés. « En plus d’être une tâche physique, la découpe manuelle comporte le risque d’accrocher la coque du kayak de façon irrécupérable. Ça crée un stress sur les employés, on veut l’éliminer. »

Toutefois, certaines découpes – comme celle de l’hiloire (l’ouverture dans laquelle on s’assoit dans le kayak) – sont complexes à automatiser. Cela fera donc partie d’une phase subséquente, car un projet d’automatisation en appelle souvent plusieurs autres. « Et on commence par le moins risqué », affirme Élaine Desjardins.

Une automatisation sans risque

L’équipe d’experts industriels d’Investissement Québec-CRIQ qui a accompagné Pelican a procédé, outre à l’exercice de priorisation des projets, à une recension des technologies existantes pour la cellule robotisée d’usinage. « On avait une idée de ce qu’il nous fallait, mais cette recension technologique nous a permis d’avoir un pas de recul, de comparer les options en fonction de la réalité de Pelican, d’aller chez les fournisseurs pour évaluer la maturité des technologies », explique Élaine Desjardins, heureuse d’avoir eu ce portrait global des possibilités. « Ça limite les risques, ça nous rassure, d’autant plus qu’on cherche un partenaire à long terme », ajoute-t-elle.

«Dérisquer un premier projet d’automatisation est un facteur clé de succès pour une automatisation à plus grande échelle, insiste Mme Desjardins, le niveau de confiance des employés et du comité exécutif doit être élevé pour démontrer que l’ensemble du plan de transformation technologique est réalisable. » Selon ce plan, Pelican investira 27 millions de dollars sur trois ans pour automatiser ses usines. « Sans le soutien d’Investissement Québec-CRIQ, on aurait été incapables de démarrer nos projets d’automatisation, on n’avait pas les ressources », note Élaine Desjardins.

Une gouvernance solide pour passer à l’action

Élaine Desjardins en est convaincue, «une saine gestion est une condition de réussite. Il faut attitrer les bonnes ressources et se doter d’une gouvernance solide, soit par projet, soit pour l’ensemble du plan d’automatisation.»

Le type de gouvernance dépend de chaque entreprise, de son profil, de ses objectifs, de ses ressources. Pour Pelican, être accompagnée pour structurer un bureau de projet en phase avec sa réalité a été un atout pour avoir une vue claire et globale de sa transition technologique.

Contrôle qualité, maintenance préventive et croissance

Plusieurs autres projets d’automatisation figurent dans le plan de Pelican après l’implantation de la cellule robotisée d’usinage, à la fin de 2022. L’intégration d’un système d’acquisition et d’exploitation de données améliorera, notamment, le contrôle de la qualité et fera passer la maintenance de réactive à préventive. 13 millions de dollars additionnels seront investis par Pelican pour réaliser cette transformation numérique.

Le LEAN manufacturing est aussi dans la mire. « On veut revoir le cycle de production pour diminuer les « en cours », pour aller le plus vite possible entre la feuille de plastique et le kayak formé », explique Élaine Desjardins.

Travailler avec Investissement Québec a permis à Pelican de mettre sur la table tous les projets pour entreprendre le virage 4.0. Un virage essentiel, car «si tu continues tes opérations sans t’améliorer, sans te repenser, quelqu’un d’autre va le faire et prendre tes parts de marché», conclut Élaine Desjardins pour qui la théorie des petits pas est la voie à suivre pour atteindre les objectifs de croissance et répondre aux ambitions de Pelican. Avant de faire plus, il faut faire mieux, une étape après l’autre.

Automatisation: produire plus avec autant d’employés plus engagés

Dans trois ans, une fois l’ensemble du plan d’automatisation mis en œuvre, Pelican comptera sur un gain de 79 personnes en facteur temps équivalent. Cela signifie que, pour produire plus de kayaks, il ne sera pas nécessaire d’embaucher 79 personnes supplémentaires autrement requises. Un avantage indéniable quand la pénurie de main-d’œuvre s’étire sur de nombreuses années.

L’automatisation est aussi une clé pour la santé, la sécurité et le bonheur des employés chez Pelican. « On veut aller plus loin que la diminution des incidents », explique Élaine Desjardins. « La production de kayaks, c’est physique! Rendre l’environnement de travail plus agréable, moins répétitif, moins risqué, c’est plus intéressant pour les employés. Et ça améliore la rétention de notre main-d’œuvre. »

Par ailleurs, dans un souci de valorisation de ses employés, Pelican a pris le parti de les impliquer dans le plan de transformation technologique. « Avoir une bonne communication à l’interne, donner de la visibilité au plan pour que tout le monde le comprenne est essentiel », selon Mme Desjardins. « Puis, travailler pour que les employés deviennent des partenaires, amener tout le monde dans un mode d’amélioration et leur confier des tâches à valeur ajoutée » est un facteur de succès, poursuit-elle. « Non seulement ça les motive, mais ça génère de la valeur pour l’entreprise. Ça crée un mouvement de vague et tout le potentiel d’expansion explose. Ça devient une culture », conclut-elle.

Pelican: L’accompagnement sur mesure d’Investissement Québec-CRIQ

  • Diagnostic de productivité: liste des opportunités d’automatisation pour augmenter la productivité

  • Accompagnement à la priorisation des projets: recommandations sur la séquence à suivre pour l’implantation des projets afin de maximiser les retombées en fonction des enjeux de l’entreprise et de ses objectifs de croissance, et pour accroître l’efficience dans la conduite des projets

  • Accompagnement à l’implantation de projets technologiques: recension des technologies existantes les plus pertinentes pour le client, identification des risques et de leurs mesures de mitigation, accompagnement sur mesure pour la mise en place d’une structure de gouvernance et de gestion de projets, réalisation du cahier des charges pour les équipements à acquérir, soutien à la planification du projet

Investissement Québec-CRIQ – La porte d’entrée des entreprises pour leurs projets de transformation technologique. 

Contactez-nous